
Tout vient à point à qui sait attendre. Mais si l’attente est trop longue, les idées pour arrondir ses fins de mois sont toujours les bienvenues. Vous l’aurez compris, si vous êtes au chômage, vous pouvez toujours choisir de rémunérer vos services en tant que freelance. Cette initiative est même vue d’un très bon œil par les recruteurs, qui favorisent des profils entreprenants, créatifs et motivés.
Toucherez-vous alors le chômage en tant que freelance ? Le fait de devenir auto-entrepreneur empêche-t-il l’octroi du chômage ? Quel est l’impact de votre chiffre d’affaires sur celui-ci ? Est-ce réellement avantageux, en SASU ou EURL par exemple, ou n’est-ce qu’une fausse bonne idée ? On vous répond.
Vous souhaitez vous lancer en freelance mais vous avez de nombreuses questions ou vous ne savez pas comment vous y prendre ?

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Si dans le langage courant, “être au chômage“ renvoie à l’absence d’emploi, la situation est en réalité bien plus complexe. En effet, le chômage est la situation dans laquelle se trouve une personne qui, en âge de travailler, ne trouve pas d’emploi malgré des recherches actives. Elle n’est donc en rien incompatible avec un autre statut, celui de freelance, c’est-à-dire une personne qui travaille en toute indépendance.
Pour des raisons financières, mais aussi empiriques, vous pouvez être tentés de vous lancer en tant que travailleur indépendant. Cette configuration vous permet pourquoi pas de tester un nouveau projet, voire d’exploiter des compétences au service d’autres entreprises en contrepartie d’une rémunération.
Vous pouvez alors vous lancer aussi bien en tant qu’entrepreneur individuel (et devenir auto-entrepreneur par exemple), que créer votre propre société (SASU ou EURL). Attention toutefois, la création d’une société est beaucoup plus lourde qu’une entreprise individuelle, soyez donc sûrs de votre projet !
Une fois que vous avez choisi votre forme juridique pour exercer en freelance, si vous répondez toujours aux conditions de l’attribution du chômage, pourquoi vous en priver ?
En effet, en parallèle de votre rémunération liée à votre activité indépendante, vous pouvez cumuler vos allocations de retour à l’emploi (ARE) et vos revenus.
Vous pouvez bénéficier de l’allocation chômage si vous remplissez les conditions suivantes :
Si vous remplissez toutes ces conditions, vous pouvez alors cumuler vos allocations chômage avec vos revenus issus de votre activité indépendante.
Pour cela, voici les 4 étapes pour calculer vos allocations chômage :
Découvrez aussi nos articles : Arrêt maladie, allocations chômage… ça se passe comment quand on est freelance ? et Réforme chômage chez les professionnels de l’IT, c’est le moment de vous lancer en freelance – Tribune !
Il est techniquement possible, nous l’avons vu, de cumuler vos allocations chômage en travaillant en freelance.
Mais ce qui s’avère être un bon choix pour certains ne l’est pas forcément pour d’autres.
D’abord, si avez choisi de devenir auto-entrepreneur, (et c’est le cas de beaucoup de freelance), ce choix n’est pas le plus judicieux. Les démarches de création d’une micro-entreprise sont très faciles d’accès, certes, mais vous pouvez bénéficier de l’allocation chômage dès lors que vos revenus générés par votre activité indépendante ne dépassent pas le salaire moyen que vous touchiez avant. Par ailleurs, en plus de déclarer mensuellement auprès de Pôle emploi vos allocations, dès lors que vous générez du revenu, 70% de vos revenus sera déduit de vos allocations.
Ensuite, si vous avez créé une société, par exemple une SASU, vous pouvez conserver vos allocations chômage si votre société génère du chiffre d’affaires uniquement si vous ne vous versez pas de salaire. En tant que dirigeant non salarié de votre SASU, le Pôle emploi considère que le chiffre d’affaires correspond au revenu de votre société et non du vôtre, et accepte par conséquent le cumul de vos allocations chômage sans limite de montant. Quant aux dividendes, si vous vous en versez, ils sont, eux aussi, cumulables avec le maintien de l’ARE.
Alors, cumuler vos revenus indépendants et vos allocations chômage, oui, mais tout dépend de votre situation !
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Oui : être au chômage ne vous empêche pas de travailler en freelance en parallèle. Le fait de devenir travailleur indépendant (auto-entrepreneur, SASU, EURL) ne supprime pas automatiquement vos droits au chômage, à condition de continuer à répondre aux critères d’attribution de l’allocation de retour à l’emploi (ARE).
Oui, vous pouvez cumuler vos revenus issus de votre activité freelance avec l’ARE, mais le montant de vos allocations est recalculé en fonction de vos revenus. Cela signifie que si vous gagnez une somme importante, vos allocations seront proportionnellement réduites.
Pour continuer à percevoir l’ARE en parallèle de votre activité freelance, vous devez notamment : être inscrit à Pôle emploi dans les 12 mois suivant la fin de votre dernier contrat de travail ; avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures ; être en recherche active d’emploi ;ne pas avoir quitté volontairement votre dernier emploi.
Oui. Par exemple : Auto-entrepreneur (micro-entreprise) : vos revenus freelance sont directement pris en compte dans le calcul de vos allocations (70 % du chiffre d’affaires est déduit); SASU / EURL : si vous ne vous versez aucun salaire, Pôle emploi peut considérer que votre chiffre d’affaires ne constitue pas un revenu personnel, permettant parfois de cumuler ARE et chiffre d’affaires sans plafond
Oui. Chaque mois, vous devez déclarer votre chiffre d’affaires brut à Pôle emploi pour que vos allocations soient recalculées en conséquence.
Oui. Depuis certaines réformes, le cumul peut être plafonné à un pourcentage des droits restants, ce qui signifie que vous ne pouvez pas toujours toucher l’intégralité des allocations si vos revenus freelance sont élevés.
L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) consiste à recevoir une partie des droits chômage sous forme de capital pour lancer votre activité. Si vous l’activez, vous ne pouvez plus percevoir l’ARE mensuelle classique.
Dans certains cas, si vous n’étiez pas inscrit à Pôle emploi au moment de votre licenciement et que vous avez créé votre activité freelance juste après, vous pouvez ne plus avoir droit au chômage, ou voir vos droits plus difficiles à faire valider. Il est recommandé de se rapprocher d’un conseiller Pôle emploi pour des cas particuliers.
Non, ces règles s’appliquent principalement au système français (Pôle emploi / ARE / ARCE). D’autres pays européens ont des dispositifs et conditions différents pour le cumul de chômage et activité indépendante.

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