
Sur un marché où les compétences IT sont sur-sollicitées et où les entreprises s’arrachent les talents, les freelances sont aujourd’hui en position de force. Mais une position toute relative, car encore faut-il qu’ils soient en mesure de répondre à ce que le marché – grands éditeurs et entreprises clientes – attend d’eux. « Pénuries de talents dans l’IT : forces et faiblesses des freelances », une tribune de Melchior du Boullay, directeur général de Mindquest.
Ça n’a échappé à personne : le marché des compétences IT est en forte tension. La plupart des entreprises font face à d’importantes difficultés de recrutement en raison d’un manque criant de spécialistes informatiques. Qu’il s’agisse de la Direction IT des entreprises, des ESN ou des partenaires intégrateurs des éditeurs, tous manquent cruellement de ressources et des compétences qui sont les plus demandées. Développeurs, data scientists, experts de la cybersécurité, ingénieurs informatiques… Selon France Stratégie et la Dares, 190 000 emplois seraient à pourvoir d’ici à 2030 (dont 75 000 départs à la retraite prévus).
Pour les entreprises et pour l’économie du pays, cela se traduit par une perte de création de valeur considérable. Ainsi, pour certains grands éditeurs comme SAP, le principal frein à la croissance n’est pas la capacité à vendre, mais la capacité à implémenter – précisément en raison du manque de spécialistes (on estime qu’il manque aujourd’hui 3 000 consultants SAP, et que ce chiffre montera à 6 000 sur les cinq prochaines années). Les compétences cloud sont, à ce titre, très demandées – et vont l’être de plus en plus.
Que ce soit chez les partenaires intégrateurs ou en direct chez les clients, les opportunités ne manquent pas. Dans ce contexte, les consultants IT indépendants ont un boulevard potentiel devant eux. À condition de ne pas « se contenter » de posséder des compétences techniques.
Le fort déséquilibre entre l’offre et la demande, même s’il est favorable aux spécialistes informatiques, ne signifie pas que les choses sont simples pour ces derniers.
Premier point important qui peut être une faiblesse s’il n’est pas pris à sa juste mesure par les freelances IT : les compétences métiers. Les entreprises ont certes besoin de spécialistes cloud ou cybersécurité Mais elles ont également une demande de plus en plus forte sur des sujets métiers à part entière, comme la supply chain digitalisée ou la fiscalité décarbonée.
Les consultants IT indépendants doivent monter vers les métiers et les fonctions, et s’approprier de nouveaux sujets et de nouvelles compétences – par exemple dans les domaines environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Cela va dans le sens de l’entreprise intelligente.
Cette montée en compétence est d’autant plus importante que les logiciels d’entreprise intègrent de plus en plus d’intelligence artificielle et d’autonomie. (Dans leur déploiement, dans leur fonctionnement et dans leurs montées en version).
Corollaire à cet impératif : la certification. Les freelances doivent se former et se certifier, c’est indispensable. De plus en plus, les grands éditeurs et leurs partenaires intégrateurs l’exigent.
C’est la seconde faiblesse des indépendants. Et c’est aussi un besoin clairement exprimé par les éditeurs et les intégrateurs. Tous ont besoin de la force d’une communauté (ou de plusieurs communautés) qui n’existe pas encore réellement.
Par nature, les freelances sont indépendants et…
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La pénurie de talents IT, et en particulier de spécialistes en cybersécurité, affaiblit les défenses des organisations face aux cyberattaques. Sans personnel qualifié pour anticiper, détecter et répondre aux incidents, les entreprises deviennent plus vulnérables aux attaques comme les ransomwares ou le phishing.
Selon l’étude Cybersecurity Workforce Study de l’(ISC)², il y aurait plusieurs millions de postes vacants dans la cybersécurité à l’échelle mondiale, malgré la croissance du secteur.
Les ransomwares représentent environ 50 % des incidents, suivis par le phishing (~40 %) et les attaques par déni de service distribué (DDoS) (~10 %). Ces menaces continuent de toucher entreprises privées et infrastructures critiques.
Les entreprises rencontrent plusieurs difficultés : le coût et la durée des formations, ainsi que la méconnaissance des carrières en cybersécurité chez les jeunes talents, ce qui freine l’entrée de nouveaux professionnels dans le domaine.
Non. Les PME sont souvent plus vulnérables, car elles ont généralement une maturité de sécurité plus faible et moins de ressources pour attirer ou former des spécialistes.
Un manque de compétences entraîne une vulnérabilité accrue face aux attaques, une augmentation des coûts de sécurité, une surcharge de travail sur les équipes existantes et parfois un ralentissement de l’innovation.
Les stratégies incluent l’accompagnement externe par des spécialistes, l’investissement dans la formation interne, la valorisation des carrières en cybersécurité auprès des jeunes talents et l’utilisation de solutions technologiques pour soulager les équipes existantes.
Oui, d’après diverses études sectorielles, la pénurie de compétences cyber est un défi global, impactant de nombreuses régions du monde et poussant les entreprises à revoir leurs stratégies de recrutement et de formation.

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